L’impact du Covid-19 sur les entreprises françaises

Toutes les plus grandes entreprises françaises ont été impactées par la crise de Covid-19, no-tamment Air France, Accor ou encore Pernod Ricard. Décryptage.
l'impact du covid sur l'intérim en France

Paru le : 10/07/2020
Temps de lecture : 2min

À mille lieues du salariat dans les grandes entreprises françaises, les travailleurs de notre agence d'intérim Job&Box Avranches, groupe également présent en Normandie et en Bretagne sont, en quelque sorte, épargnés par les terribles conséquences du coronavirus sur le marché de l’emploi.

En effet, en cette triste période de récession, les salariés en CDI des grands groupes hexagonaux perdent leur emploi, et ce malgré que le gouvernement d’Édouard Philippe ait incité les chefs d’entreprise à les conserver. Voyons quel est l’impact réel du Covid-19 sur les grands groupes de France.

Covid-19 : un impact de plusieurs millions d’euros pour les grands groupes

Les agences d’intérim Job & Box implantées partout en Bretagne et en Normandie suivent l’actualité des entreprises françaises de près. Parmi celles-ci, elles constatent que les groupes les plus prestigieux, ceux qui font la fierté de la France à l’international, sont ceux qui souffrent le plus du coronavirus et de ses conséquences à moyen terme (confinement, activité au ralenti voire stoppée nette, etc.).

Par exemple, du côté du groupe industriel français à dimension mondiale Shneider Electric SE — dont la Chine représente environ 15 % de son activité —, on sait déjà que l’impact du coronavi-rus sur le chiffre d’affaires de l’entreprise se situe autour de 300 millions d’euros au seul premier trimestre 2020.

Dans un secteur tout autre, celui de l’aéronautique, Air France-KLM accuse un manque à gagner de 175 millions d’euros pour les seuls mois de février et de mars, trafic passa-gers et vols cargo inclus. Étant donné que 90 % des aéroport mondiaux sont actuellement fer-més ou, dans une moindre mesure, tournent au ralenti, on se doute bien que le bilan d’Air France-KLM est en vérité bien plus pessimiste qu’on n’oserait le croire.

À noter que le trafic des aéroports parisiens a enregistré un recul de 4,5 % pour la région Asie Pacifique en janvier, lequel s’est nettement amplifié depuis le 15 mars dernier, date qui corres-pond à l’entrée en vigueur du confinement.

Aucune grande entreprise française n’est épargnée…

Bien que le degré d’impact du Covid-19 sur l’activité des grandes entreprises françaises soit variable, force est de constater qu’aucune d’entre elles n’est épargnée.

Tandis que Pernod Ri-card, le numéro deux mondial des spiritueux, a été contraint de revoir son objectif à la baisse uniquement pour le troisième trimestre 2020, le groupe spécialiste des produits de luxe Kering (Yves Saint Laurent, Gucci, etc.) a d’ores et déjà dû tirer un trait à près de 35 % de ses ventes annuelles mondiales.

En effet, si Pernod Ricard a subi un impact très significatif du Covid-19 pendant la première moi-tié de l’année en cours (en Chine, les discothèques et bars de nuit sont restés fermés pendant trois mois, les ventes dans les aéroports sont risibles, et en France, les restaurants, bars et ter-rasses viennent juste de rouvrir), il peut espérer remonter la pente d’ici à la fin de l’année.

À l’inverse, pour Kering, la mission s’annonce plus compliquée, car il est fortement tributaire du marché du tourisme. Or, les voyages à l’étranger sont suspendus dans la plupart des pays, no-tamment dans la région Asie Pacifique et en Europe de l’ouest…